Thomas Rollot débute son parcours musical à La Machine, la ville de son enfance, et choisit la clarinette comme instrument principal. Il poursuit ses études au conservatoire de Nevers, se distingue dans des concours nationaux, puis est reçu dans la renommée classe de clarinette du conservatoire de Rueil-Malmaison. Il y obtient trois premiers prix (1er prix, 1er prix de perfectionnement et 1er prix de virtuosité). Il est ensuite admis à l’École Supérieure de Musique et de Danse de Lille où il obtiendra le Diplôme National Supérieur Professionnel de Musicien, le Diplôme d’État pour l’enseignement de la clarinette et une Licence Arts, formation du musicien, interprète et créateur. Il se forme auprès de certains des plus grands instrumentistes en exercice (Michel Arrignon, Claire Vergnory, Christian Gossart, Jérôme Voisin…) rencontre, lors d’échanges ou Masterclasses, d’autres individualités de premier plan (Nicolas Baldeyrou, Pascal Moraguès, Philippe Cuper, Jean-Michel Bertelli, Sébastien Batut, Sylvain Kassap, Lucien Guérinel, Brigitte François-Sappey…), joue dans plusieurs orchestres – et notamment l’Orchestre National de Lille – dirigés par des chefs tels Jean-Claude Casadesus, Maxime Pascal, Vincent Barthe, etc. À Lille, il étudie également l’analyse et l’histoire de la musique avec le musicologue Maxime Joos – proche d’Henri Dutilleux – ainsi que l’écriture musicale.
Les nombreuses rencontres qu’il fait avec des musiciens et des artistes durant son parcours dans les conservatoires, écoles et universités – il fréquente aussi, un temps, les cours de la Sorbonne – auront certainement eu un rôle important dans l’affirmation de sa personnalité artistique. Un autre apport va cependant bouleverser durablement sa pensée et son travail : sa rencontre, à partir de 2018, avec l’art et la culture italiens. Il fait des voyages réguliers dans la péninsule, étudie tous azimuts la sculpture, l’architecture, la peinture et bien sûr la musique du territoire transalpin, à la recherche de l’âme du pays.
Créatif depuis l’enfance et dans plusieurs domaines dont la composition musicale, c’est toutefois le stimulus italien qui va le pousser à ne plus réserver ses œuvres à un cercle restreint, mais à les revendiquer davantage et à les ouvrir au grand public. Il signe texte et musique du Ciel de Rome, vaste pièce de deux heures pour ensemble de clarinettes et récitant – elle-même adaptée d’un opéra qu’il avait composé à partir de 2020 –, et la créé en juin 2023 avec le comédien Jean-Paul Wenzel. Depuis lors, il poursuit son travail créatif en écrivant pour diverses formations. Souvent, ses pièces revisitent de manière originale des éléments de la culture occidentale et, en creux et par une mise en relation singulière de ceux-ci, interrogent le monde contemporain.